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Everyday Ornament

2020


Pour une ré-introduction du décor

Everyday Ornament est une collec­tion de tapis de lino­leum, tabourets et vases en cé­ra­mique. Mon pro­jet dé­ploie une re­flexion per­son­nelle sur le rôle histo­rique et con­tem­po­rain de l’or­ne­ment. Mon but : ré­intro­duire le dé­cor en l’ins­cri­vant dans nos ob­jets fonc­tionnels. Je veux prou­ver qu’or­ne­ment et fi­gu­ra­tion sont des outils for­mi­dables pour éplu­cher une so­ciété sous toutes ses cou­tures, mais aussi pour ra­con­ter son histoire.
J’ai eu la chance de gran­dir dans une fa­mille d’his­to­riens de l’art, où po­li­tique et cul­ture sont en­tière­ment liées à la com­pré­hen­sion des mou­ve­ments ar­tis­tiques. Mon mé­moire fut d’ail­leurs un mo­yen d’ap­pro­fon­dir cette re­cherche et de com­prendre mes obses­sions pour l’éclec­tisme et la clas­sifi­ca­tion. A Small Encyclopedia of Layers réunit mon uni­vers de ré­fé­rences (le che­val de Troie, le mille-feuille ou même le kin­der sur­prise…) où j’y dé­montre que l’act­ion d’é­plu­cher, de dé­cou­vrir une mul­ti­tude de couches dans le même é­lé­ment sont des moyens d’in­tro­duire toute forme de narration.

Com­ment ra­con­ter l’his­toire de l’or­ne­ment avec la cé­ra­mique comme mé­dium ? En réa­li­sant une par­tie de mon pro­jet à EKWC (the European Ceramic Work Center), j’ai cher­ché à ma­té­ria­li­ser cette idée de strate par la con­fron­ta­tion entre l’in­té­rieur et l’ex­té­rieur d’un ob­jet. C’est en dé­cons­trui­sant l’ordre de mes or­ne­ments, toutes é­poques con­fon­dues, que je trans­mets mes propres his­toires. L’é­clec­tisme comme arme, il m’est alors pos­sible de com­bi­ner les styles pour y cacher des dé­tails con­tem­po­rains et tri­viaux. S’il ap­par­tien­nent à notre quo­ti­dien, ils cons­ti­tue­ront peut-être les or­ne­ments de de­main pour de­ve­nir té­moins de notre propre époque.

Je suis con­vain­cue que l’or­ne­ment doit per­du­rer. Pour avoir un re­cul sur notre ère, nos styles, nos so­cié­tés, l’or­ne­ment doit être tout et par­tout. Il aura tou­jours ce droit de sé­duire, de dis­si­muler des dé­tails, et de ré­vé­ler l’iden­ti­té de ce­lui qui le crée. En tant que de­si­gner, il­lus­tra­trice et ar­tiste, le dé­cor est mon mo­yen de ra­con­ter, de don­ner une va­leur à mes ob­jets et de m’exprimer.


A small encyclopedia of layers

2020


Master Thesis

A small encyclopedia of layers [une pe­tite en­cy­clo­pé­die des couches] est un abé­cé­daire de ré­fé­rences com­por­tant cha­cune plu­sieurs ni­veaux de lec­ture. Pour moi, elles re­pré­sentent un moyen de voyager dans le temps, de créer des ponts entre dif­fé­rents uni­vers tout comme d’y pio­cher quel­ques idées pour en faire sa propre re­cette. Voilà ce qui me plait tant dans le dictionnaire !
Mon but est d’ame­ner mon lec­teur à la même fas­ci­na­tion que celle que j’ai trou­vé en ap­pro­fon­dis­sant ces con­nais­sances. Une en­cy­clo­pé­die se dé­cor­tique : j’uti­lise ce terme pour jouer au­tant avec la couche phy­sique qu’avec la symbolique.
Ce pêle‑mêle de­vient alors le té­moin de toutes les ins­pi­ra­tions non moins éclec­tiques qui m’ont mené à mon diplôme.

@internautes

2021


Participation au concours du Prix de la Monnaie de Paris, en collaboration avec Riwan Coeffic.

@internautes est une mé­daille à l’hon­neur de tous ceux qui com­posent la com­mu­nau­té in­ter­net. En­ti­tés ano­nymes et in­dé­fi­nies qui nour­rissent et in­carnent la Cyber­cul­ture. Sa tranche ro­ta­tive fait échos au ré­cents 30 ans de l’in­ter­net. Chaque sym­bole re­pré­sente un mo­ment mar­quant et dé­fi­nit de la nais­sance du web à au­jour­d’hui. De la pre­mière sou­ris, au dernier meme qui nous a fait sourire…

Ce pro­jet n’a pas été re­te­nu par le jury.

A Scene at the Seine

2019


A Scene at the Seine est un court mé­trage ins­pi­ré de mon propre pro­ces­sus de des­sin. J’y re­trans­crit la ma­nière dont je plonge et me fond dans les his­toires que je me ra­conte en des­si­nant. Au tra­vers de cette il­lus­tra­tion fan­tai­siste des bords de Seine Rouennais, je voyage dans les strates tem­po­relles tout en comp­tant mon amour pour l’his­toire.

La Fontaine de la gare

2019


La fontaine de la gare est une fon­taine dont la forme ré­sulte d’une re­cherche sur l’his­toire de l’eau cou­rante en Occident. Mon pro­jet est un plai­doyer contre les fon­taines d’eau po­table hy­gié­nistes : l’eau pu­blique est un luxe qui au­rait tout à fait le droit de de­ve­nir os­ten­ta­toire. Je pro­pose de re­vi­si­ter l’as­pect dé­co­ra­tif de ces ob­jets, en pui­sant mon ins­pi­ra­tion dans le clas­si­cisme fran­çais, âge d’or de la fon­taine au XVIIe siècle. Ré­fé­rer à un style an­té­rieur est un moyen pour moi de con­tras­ter avec l’ef­fi­ca­ci­té du fonc­tion­na­lisme qui ca­rac­té­rise nos es­paces pu­blics.

« Pre­nons le temps de re­gar­der l’ar­chi­tec­ture gran­dioses de nos vieilles gares, tout comme leurs fon­taines, pour sim­ple­ment y éprou­ver un plai­sir visuel… »



There is no Space in Space

2019


Avec Matilde Patuelli et Matilde Losi

Il s’agit d’une re­flexion col­lec­tive sur les fron­tières dans l’es­pace, et no­tam­ment celles qu’im­plique l’ISS (International Space Station). Le pro­jet est di­vi­sé en un es­pace scé­no­gra­phique im­pli­quant une ins­tal­la­tion, trois vi­déos et une pu­bli­ca­tion.
Si l’ISS couvre la su­per­fi­cie d’un ter­rain en­tier de foot­ball, elle n’en est pas moins un es­pace ex­trê­me­ment exi­guë. L’es­pace de vie et de re­cherche ac­cueil­lant un groupe ré­duit d’as­tro­nautes est un su­jet d’étude qui im­plique au­tant une obser­va­tion de leur quo­ti­dien que les su­jets plus larges qui s’y rap­portent.
L’ins­tal­la­tion donne une vue d’en­semble sur les en­jeux d’une vie dans l’es­pace, les im­pacts scien­ti­fiques et po­li­tiques qui s’y rapportent.

A little bit of weaving

2019


Série de ta­pis­se­ries et échan­til­lons ins­pi­rés de mes propres des­sins, pour moi la pre­mière oc­ca­sion de com­prendre les tech­niques as­so­ciées au mé­tier à tisser.

A Kinder Surprise Egg

2019


Voici un vase surprise. J’invite quiconque à éplu­cher ses couches d’alu­mi­nium, à ou­vrir soi­gneu­se­ment cet ob­jet pour y dé­cou­vrir ses dé­tails, au prix de sa propre des­truc­tion. Les tech­niques de bran­ding et packaging sont sa­vam­ment or­ches­trées : chaque his­toire, uni­vers qu’une com­pa­gnie cons­truit autour de son pro­duit n’est qu’ar­gu­ment de vente.
Avec ce pro­jet, je fa­brique un faux pa­quet qui pro­met un plai­sir cou­pable, une sur­prise trom­peuse… Je m’amuse à com­bi­ner le kin­der sur­prise avec l’ar­ché­type du vase grec an­tique. Ces deux ob­jets sont com­po­sés de couches suc­ces­sives (nar­ra­tives, his­to­riques et bien sûr phy­siques). Sur chaque feuille d’alu­mi­nium se trouve une scène qui in­vite à dé­cou­vrir la suite des­sous. Mon con­som­ma­teur devra éplu­cher l’ob­jet jusqu’à la fin…


Jean-Claude Vandale

2019


Avec Riwan Coëffic

« J’adore l’eau, dans vingt, trente ans, y en aura plus » Jean‑Claude Van Damme.

Ce sont des vases, des aqua­riums, dans vingt, trente ans, on en fe­ra plus. En de­sign, il est dif­fi­cile d’ad­mettre de faire du beau pour le plai­sir. Ici, nous avons choi­si d’as­so­cier le car­re­lage et l’eau parce qu’ils vont bien en­sembles.

Stronger Bigger Faster

2018


D’où nous vient cette ten­dance à ac­cu­mu­ler des ob­jets qui sont les preuves de notre toute puis­sance ? Voi­tures, montres, armes, ou même marteau-piqueurs, qu’en est-il de l’élec­tro­mé­na­ger ? Dans les an­nées 1960, Moulinex « libère la femme » : est-ce que les ap­pa­reils de nos cui­sines pour­raient iro­ni­que­ment de­ve­nir sym­boles de notre force ?
Je tra­vaille sur l’omni­pré­sence de l’hy­per-fonc­tion­na­lisme. Ces monstres ab­surdes, aber­ra­tions fonc­tion­nelles, sont les nou­veaux « icônes du pou­voir ». Jusqu’à com­bien de pa­ra­mètres, jusqu’à quelle taille pou­vons-nous amé­lio­rer ces ap­pa­reils pour qu’ils de­viennent des armes viriles ?



Journal d'enfant

2018


Chaque se­maine un jou­rnal, et ce pen­dant trois mois. Ce fut ma seule règle, pour m’amu­ser à con­nec­ter mes propres des­sins d’en­fant à des su­jets d’actualité.

A little bit of sewing

2018


Bouil­lotte et san­dales : tests sur tex­tile et matelassé.

Tabouret

2017


Voici un ta­bou­ret que j’ai auto-produit : mé­tal, ve­lours, corde.

Perfume Follows Function

2016


Avec Rosalie Blanc

Une sé­rie de sa­vons auto-produits pour la bou­tique de la bien­nale in­ter­na­tio­nale du de­sign de Saint‑Étienne.

Adèle Vivet

Adèle Vivet est une de­si­gner ar­tiste dont le tra­vail puise son ins­pi­ra­tion dans la mé­moire. Elle est ca­pable d’as­so­cier ses in­tui­tions, ex­traites de sou­ve­nirs d’en­fance et d'ex­pé­riences pas­sées, à des res­sources his­to­riques et so­ciales so­lides. C’est en­suite par le des­sin, le de­sign et l’ar­ti­sa­nat qu’Adèle Vivet ma­té­ria­lise et ra­conte des uni­vers à la fois per­son­nels et col­lec­tifs. Ses pro­duc­tions, gra­phiques ou fonc­tion­nelles, sont pré­cises et co­hé­rentes et se po­si­tionnent tou­jours avec jus­tesse dans le paysage con­tem­po­rain. Elle est in­ti­me­ment con­vain­cue de la va­leur du beau et le dé­fend avec panache.




Éducation

2020 – Master of Art in Fine Arts and Design, Contextual Department, Design Academy of Eindhoven
2018 – DNA option Design, ESAD de Saint-Étienne
2016 – BTS Design de Produit, École Boulle
2014 – Baccalauréat STD2A, École Boulle

Expérience professionnelle

2021 – communication graphique / réseaux – l’École d’Art – Montreuil
2020 – residence de métier d’art et céramique à EKWC (European Ceramic Work Center) – Oisterwijk
2017 – stage – Klemens Schillinger Studio – Vienna
2015 – stage – Unqui Designer – Paris

Expositions

2022 – Collectible Fair – Brussels
2021 – Moving Stasis – HET (Het Nieue Institut) – Rotterdam
2020 – Dutch Design Week online
2020 – Live in Living Space – DDW Contextual Master online exhibition
2020 – EKWC text case – Tilburg
2019 – RR11 - Biennale de Saint-Etienne – Off
2019 – Villette Makerz – 100% festival – Off – Paris
2017 – Teaser – Biennale de Saint-Etienne – Off



Publications

2021 – Elle Decoration Nederlands – House of Fun – mars 2021
2021 – Frame – a new model for wellbeing – mars/avril 2021
2020 – Étapes magasine – numéro spécial diplômés
2020 – Dutch Design Week online
2020 – Graduation Book